Long weekend à la perdrix

Guillaume, Maxime et Skeetie après une sortie remarquable.

Réserve faunique de LA SÉPAQ

C’est une tradition depuis quelques années, je passe le weekend de l’Action de grâce dans une des belles réserves faunique de la SÉPAQ avec ma famille. Chasser le petit gibier à cette période de l’année est toujours tellement agréable, la température n’est ni trop froide ni trop chaude et les couleurs sont magnifiques. Les feuilles commencent à tomber et la visibilité s’améliore de jour en jour nous ouvrant ainsi plus de fenêtres de tirs sur le gibier. De plus, nous sommes en pleine saison de chasse à la bécasse qui est en migration vers les États-Unis.

Le forfait de chasse avec hébergement nous permet de chasser à notre arrivée le vendredi après-midi jusqu’au coucher du soleil. En quittant Montréal le vendredi en matinée, nous pouvons donc ajouter une sortie de chasse à notre long weekend de trois jours.

Le secteur où nous étions logés cette année était nouveau pour nous. Nous ne connaissions rien de cette partie de la réserve ou des sentiers avoisinants. Nous avons donc travailler un peu plus fort pour trouver des zones avec de bons habitats pour le gibier et s’entendre sur quel serait notre plan d’attaque samedi matin au réveil.

Le premier matin, j’ai donc commencé par explorer en solo quelques sentiers et routes secondaires que j’avais aperçus sur la carte et qui semblaient bien. Il m’a fallu marcher plusieurs kilomètres avant de voir quelque chose décoller ou bouger. Ce n’est qu’en début d’après-midi que j’ai finalement entendu ce qui semblait être une gélinotte piétant sur des feuilles mortes au sol. Je dis entendre parce que je ne l’aurais jamais aperçu si le son ne l’avait pas trahi. Après m’être enfoncé dans ce qui ressemblait à un mur de jeunes arbres, une occasion de tirer s’est présentée, et j’ai finalement récolté ma première perdrix du voyage.

Après d’autres recherches intensives dans les broussailles et sentiers, je suis rentré le samedi soir avec une seule gélinotte et les jambes bien fatiguées. Mon frère Guillaume et mon père ont chassé accompagnés par Skeetie, la chienne de Guillaume, un Setter anglais femelle âgé de 5 ans. Skeetie est notre nouvelle partenaire de chasse depuis maintenant un an. Malgré le talent et le flair de  »Skeet », eux non plus n’ont pas eu beaucoup de chance avec les gélinottes durant cette première journée.

 

 

Découvertes

Dimanche, j’ai chassé avec mon père. Nous avons exploré une route secondaire située à plusieurs kilomètres du chalet qui s’est avérée être bordée par une abondante végétation propice à notre gibier. Le sentier longeait un ruisseau, celui du type que la gélinotte aime fréquenter. Les paysages y étaient superbes. J’ai eu ce jour-là trois belles occasions de tirs au vol, mais je suis rentré avec un seul des oiseaux que j’ai croisés.

Guillaume est venu à notre rencontre en après-midi dans le secteur ou nous nous trouvions mon père et moi. Il nous raconta avec excitation l’expérience qu’il venait de vivre avec sa chienne. Il avait lâché Skeetie dans le boisé aux côtés du chalet ou elle s’était aventurée un peu trop loin de son maitre. Elle finit par tomber à l’arrêt pendant plusieurs minutes jusqu’à ce qu’il la retrouve dans un petit paradis de couvert. Lisez la suite de son histoire dans son billet ici. >>>

Finalement de l’action

Le lundi matin, la chienne nous a donc menés vers ce fameux bûcher dont Guillaume m’avait tant parlé la veille. C’était le parfait habitat pour la bécasse. Une jeune repousse de feuillus qui se trouvait tout prêt de notre chalet. En entrant dans le couvert très dense on a tout de suite entendu le son d’une bécasse décoller derrière le bruit de la sonnaille de Skeetie. Nous avions de la difficulté à avancer, les branches des petits arbres nous fouettaient le visage et nous étions complètement mouillés par la rosée matinale, mais j’avais enfin de l’action. Après quelques secondes, la cloche de « Skeet » s’est arrêtée, et puis après avoir localisé la chienne, Guillaume fit lever la bécasse sur laquelle elle était arrêtée. Son coup de feu m’a surpris un peu et j’ai manqué la deuxième bécasse qui décolla comme une fusée à la verticale pour passer 6 pieds au-dessus de ma tête. J’ai bien épaulé et suivis l’oiseau, mais j’avais de nouveaux gants et je n’ai jamais pu enlever le cran de sureté de mon fusil à temps pour faire feu. Ça a continué intensément durant environ 30 minutes, Skeetie a fait plusieurs arrêts spectaculaires et nous avons récolté quelques bécasses de plus. Ce fut une de mes plus belles sorties de la saison, vraiment une chasse inoubliable.

La découverte par hasard de ce beau couvert de trembles fut vraiment le «highlight» de notre séjour. Je ne suis pas encore propriétaire d’un chien d’arrêt, mais cette sortie m’a fortement fait réfléchir sur la question. Une chose est certaine, la prochaine fois je ne manquerai pas de filmer la scène pour pouvoir partager les images sur le site.

Si l’on compare nos résultats à ceux de nos chasses de dernières années dans la réserve, nos statistiques sont nettement à la baisse. Les gélinottes furent très dures à dénicher tout au long du weekend. Mais la chasse n’est pas un concours et heureusement le plaisir de marcher dans les bois et de traquer le gibier est toujours la chose la plus satisfaisante pour moi.

 

 

Bécasses d'Amérique
Quelques  »timberdoodles » du lundi matin.

 

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